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 les poëmes du jardin des poëtes

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merlevenezien

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MessageSujet: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptyLun 23 Avr - 22:40

J'ouvre ce post afin d'y mettre les poëmes que les copains du jardin des poëtes m'ont indiqués.
Avec le temps, ce post se remplira au fur et à mesure.
Le principe est que vu qu'on a appellé le jardin des poëtes le jardin des copains, j'ai demandé à toutes les personnes qui participent à cette aventure de me donner le nom d'un poëte et le poëme qui palit également. Si qqun n'en connait pas, j'en chercherai un qui colle avec la nature.
je commence dès ce soir grace à Gigi
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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptyLun 23 Avr - 22:58

PAUL FORT

Jules Jean Paul Fort, né à Reims (Marne) le 1er février 1872 et mort le 20 avril 1960 à Montlhéry (Essonne), est un poète et dramaturge français.

Biographie

Paul Fort donna ses premiers poèmes au Mercure de France en 1896. Ils constitueront le début des Ballades françaises (17 volumes écrits entre 1922 et 1958) dans une suite continue jusqu'à sa mort. Il fonda le Théâtre d’Art, qui deviendra le Théâtre de l'Œuvre, créa en 1905 la revue Vers et prose et contribua à donner au quartier du Montparnasse, à Paris, sa renommée artistique.

Il est l'auteur d'une œuvre poétique abondante mêlée de symbolisme, de simplicité et de lyrisme, utilisant le plus souvent le verset. Paul Fort fréquenta quelques-uns des écrivains et poètes les plus connus de son temps : Paul Verlaine, Stéphane Mallarmé, Pierre Louÿs, André Gide. Quelques-uns de ses poèmes furent mis en musique et chantés par Georges Brassens : Le Petit cheval, La Marine, Comme hier, Si le bon Dieu l'avait voulu.

Il voulut offrir une scène à Maurice Maeterlinck dont il admirait les drames. C'est ainsi qu'en 1887, il créa avec Lugné-Poe le Théâtre d'Art qui révéla les dramaturges nordiques Henrik Ibsen et August Strindberg.

Il fut l'un des principaux membres du jury du Prix Jeunesse.

Bien que né rue Caqué, où son père était agent d’assurances, Paul Fort passa sa prime enfance à l’angle de la place Myron Herrick et de la rue du Clou-dans-le-Fer. Il revint officiellement à Reims, en 1954, inaugurer une exposition qui lui était consacrée à la bibliothèque Carnegie.

Fait commandeur de la Légion d'honneur, il avait été élu « prince des poètes » en 1912.

Il fut présent sur la liste des auteurs frappés d'une interdiction de publier par le CNE à la fin de la guerre.

En 1956, il épousa Germaine Georgette Claire Pouget. Son neveu ou son fils? Robert épousa la fille d’Alfred Vallette (1858-1935), directeur du Mercure de France, et de Marguerite Eymery (1860-1953), femme de lettres connue sous le nom de Rachilde.

Paul Fort repose à Montlhéry dans sa propriété d'Argenlieu. Plusieurs écoles portent son nom dont un Collège dans sa ville natale.

POUR GIGI

LE BONHEUR

Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite. Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va filer.

Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite. Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer.

Dans l’ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite, dans l’ache et le serpolet, cours-y vite. Il va filer.

Sur les cornes du bélier, cours-y vite, cours-y vite, sur les cornes du bélier, cours-y vite. Il va filer.

Sur le flot du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite, sur le flot du sourcelet, cours-y vite. Il va filer.

De pommier en cerisier, cours-y vite, cours-y vite, de pommier en cerisier, cours-y vite. Il va filer.

Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite. Saute par-dessus la haie, cours-y vite ! Il a filé !



Extrait de "Ballades du beau hasard"



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merlevenezien

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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptyMar 24 Avr - 0:04

Alfred de Musset

Alfred de Musset, né le 11 décembre 1810 à Paris et mort le 2 mai 1857 dans la même ville, est un poète et un dramaturge français de la période romantique.

Lycéen brillant, Alfred de Musset abandonne vite ses études supérieures pour se consacrer à la littérature à partir de 1828-1829. Dès l'âge de 17 ans, il fréquente les poètes du Cénacle de Charles Nodier et publie en 1829, à 19 ans, Contes d'Espagne et d'Italie, son premier recueil poétique qui révèle son talent brillant. Il commence alors à mener une vie de « dandy débauché ». En décembre 1830, sa première comédie La Nuit Vénitienne est un échec accablant qui le fait renoncer à la scène pour longtemps. Il choisit dès lors de publier des pièces dans La Revue des Deux Mondes, avant de les regrouper en volume sous le titre explicite Un Spectacle dans un fauteuil. Il publie ainsi une , À quoi rêvent les jeunes filles ? en 1832, puis Les Caprices de Marianne en 1833. Il écrit ensuite son chef-d'œuvre, un drame romantique, Lorenzaccio en 1834 (la pièce ne sera représentée qu'en 1896) après sa liaison houleuse avec George Sand et donne la même année Fantasio et On ne badine pas avec l'amour. Il publie parallèlement des poèmes tourmentés comme la Nuit de mai et la Nuit de décembre en 1835, puis La Nuit d'août (1836) La Nuit d'octobre (1837), et un roman autobiographique la Confession d'un enfant du siècle en 1836.

Dépressif et alcoolique, au-delà de 30 ans, il écrit de moins en moins : on peut cependant relever les poèmes Tristesse, Une soirée perdue (1840), Souvenir en 1845 et diverses nouvelles (Histoire d'un merle blanc, 1842). Il reçoit la Légion d'honneur en 1845 et est élu à l'Académie française en 1852. Sa santé se dégrade gravement avec son alcoolisme et Alfred de Musset meurt à 46 ans, le 2 mai 1857, à peu près oublié : il est enterré dans la discrétion au Cimetière du Père-Lachaise, après des obsèques en l'église Saint-Roch. Ludovic Vitet, au nom de l'Académie française prononce l'éloge funèbre.

Redécouvert au XXe siècle, Alfred de Musset est désormais considéré comme un des grands écrivains romantiques français, dont le théâtre et la poésie lyrique montrent une sensibilité extrême, une interrogation sur la pureté et la débauche, une exaltation de l'amour et une expression sincère de la douleur. Sincérité qui renvoie à sa vie tumultueuse qu'illustre emblématiquement sa relation avec George Sand.

POUR MERLEVENEZIEN



A une fleur

Que me veux-tu, chère fleurette,
Aimable et charmant souvenir ?
Demi-morte et demi-coquette,
Jusqu'à moi qui te fait venir ?

Sous ce cachet enveloppée,
Tu viens de faire un long chemin.
Qu'as-tu vu ? que t'a dit la main
Qui sur le buisson t'a coupée ?

N'es-tu qu'une herbe desséchée
Qui vient achever de mourir ?
Ou ton sein, prêt à refleurir,
Renferme-t-il une pensée ?

Ta fleur, hélas ! a la blancheur
De la désolante innocence ;
Mais de la craintive espérance
Ta feuille porte la couleur.

As-tu pour moi quelque message ?
Tu peux parler, je suis discret.
Ta verdure est-elle un secret ?
Ton parfum est-il un langage ?

S'il en est ainsi, parle bas,
Mystérieuse messagère ;
S'il n'en est rien, ne réponds pas ;
Dors sur mon coeur, fraîche et légère.

Je connais trop bien cette main,
Pleine de grâce et de caprice,
Qui d'un brin de fil souple et fin
A noué ton pâle calice.

Cette main-là, petite fleur,
Ni Phidias ni Praxitèle
N'en auraient pu trouver la soeur
Qu'en prenant Vénus pour modèle.

Elle est blanche, elle est douce et belle,
Franche, dit-on, et plus encor ;
A qui saurait s'emparer d'elle
Elle peut ouvrir un trésor.

Mais elle est sage, elle est sévère ;
Quelque mal pourrait m'arriver.
Fleurette, craignons sa colère.
Ne dis rien, laisse-moi rêver.

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papypassions

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MessageSujet: Julos Beaucarne    les poëmes du jardin des poëtes EmptyMar 24 Avr - 11:02

Un poete , sculteur , chanteur , un artiste Wollon.
Explication ( a la mode Julos ) du poeme "le lac" de Lamartine .

Paroles de la chanson Le Lac :Le lac Écrit par Julos Beaucarne "Ô Lac, l'année à peine a fini sa carrière etprès des flots chéris qu'elle devait revoir,regarde je viens seul m'asseoir".C'est terrible je ne peux pas continuer ce poèmetellement ça m'prend aux tripes,celui qui a écrit ça il s'appelait Alfred,c'était un poète parce que vous savez les poètes,ils s'adressent aux choses comme si c'étaient des gens :Ô Lac qu'il dit, allez-vous, commun des mortels, parler à un lac, on va vous prendre pour un "louf",pour un "maf", pour un "maboul",

un trois quarts sot, mais les poètes ils peuvent faire ça, ils ont la permission". Ô Lac, l'année à peine a fini sa carrière, quel rythme là-dedans on dirait du rock.Attention quand il dit : "l'année a fini sa carrière",il veut pas parler d'une carrière de pierre de France,d'Ecaussinnes ou de Gobertange,il veut simplement dire que l'année est terminée... enfin, mais s'il avait dit : "l'année est terminée" mais ça aurait été plat n'est ce pas?Toute la poésie aurait foutu le camp."Ô Lac, l'année à peine a fini sa carrière etprès des flots chéris qu'elle devait revoir".Ici on s'rend compte qu'il y a quequ'chosequi ne va plus, que l'ménage allait sur une fesse,qu'elle lui a renvoyé ses lettres

et qu'il est tout seul et il traduit si biencette solitude dans ces vers :"regarde je viens seul m'asseoir sur cette pierre où tu la vis s'asseoir", il a une mémoire, ce garçon-là, une mémoire d'éléphant, il se souvient exactement de l'endroit... où était la pierre, il ne nous dit pas si elle était ronde,carrée ou rectangulaire, vous savez pourquoi?C'est pour nous faire rêver... C'est pour nous faire rêver...

à la forme... de la pierremais quel métier!"Ô Lac, l'année à peine a fini sa carrière".Remarquez bien c'est très important ça,il s'adresse toujours, toujours que c'en est obsédant,il s'adresse toujours au Lac...c'est un interlocuteur social valable,il ne répond jamais.

Je ne sais plus au bord de quel lac c'était,c'était peut-être au bord du Lac des 4 cantons, du Lac de Neuchâtel, du Lac de Lugano,mais ce n'est pas la position géographique du lacqui est importante ici, ce qui est important c'est ce qu'Alfred a ressenti...devant cette dame qui était, semble-t-il,la plus belle femme du monde, d'ailleurs il ne la décrit pas,on a raison de dire que quand il y a une belle betterave, c'est toujours pour un laid cochon,et puis il faut vous imaginer comment c'était à ce temps-là,la nature avait encore toute sa majestuosité :pas de pollution, on pratiquait encore la polyculture dans le cadre de l'auto-suffisance, l'eau du lac était clairecomme ce n'est pas possible...

vous lanciez une pièce et vous la regardiezdescendre jusqu'au fond comme un noyé pensif,les oiseaux étaient abondants, abondants,abondants.

"Ô Lac, l'année à peine a fini sa carrière".Remarquez bien il aurait pu dire des chosesbeaucoup plus banales, par exemple :"Il neige sur le lac Majeur, j'ai tout oublié du bonheur", non, attention c't un poète ce garçon-là."Un soir" t'en souvient-il, nous voguions en silence,on entendait au loin sur l'onde et sous les cieuxque le bruit des rameurs qui frappaient en cadence : "flotch... flotch..." les flots harmonieux".Je ne sais plus au bord de quel lac c'était,mais bien sincèrement là, entre 4 yeux,barbe à barbe, que ce soit au bord

d'un lac suisse, français ou italien, québecoisou belge, en l'occurrence,ce n'est quand même pas cela qui estle plus important, le plus important c'estce qu'Alfred a ressenti, c'qu'Alfred a vouluprojeter en poésie, c'qu'Alfred a voulutraduire, exprimer avec tous les motsqu'il avait appris dans les dictionnaires...dans le dictionnaire Larousse, dans le Robert,dans le Littré, avec tout ce qu'il savait avectout ce qu'il connaissait... Alfred? Alfred?Mon Dieu Seigneur,

mais ce n'est pas Alfred qu'il s'appelait,c'est Alphonse! Bah! Ça n'fait rien,ça n'a pas d'importance...

Lire la suite: http://www.greatsong.net/PAROLES-JULOS-BEAUCARNE,LE-LAC,101277461.html
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gigi

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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptyMar 24 Avr - 13:54

les poëmes du jardin des poëtes Le_bon10Chez moi le bonheur est en bonne place dans la maison .C' est un cadeau de notre fille lorsqu'elle avait 17 ans
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Mauricette
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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptyMar 24 Avr - 19:04

Un jour le grand jardinier me confia
Une plante d'une qualité très rare et très belle.
Je reviendrai la chercher, dit-il en souriant,
Soigne-la bien en la gardant pour moi.

J'en ai pris soin et la plante a grandi,
Elle a donné une fleur aux couleurs ravissantes,
Belle et fraîche, comme l'aurore au printemps.
Mon âme était radieuse, mon bonheur sans égal.

De toutes mes fleurs, elle était la plus glorieuse,
Son parfum, son aspect étaient merveilleux ;
J'aurai voulu la garder tant mon cœur s'y était attaché.
Pourtant, je savais qu'il reviendrait la chercher.

Et voici, il est venu un jour me la demander,
La jolie plante qu'il m'avait prêtée....
Je tremblais ! Mais c'est vrai qu'il m'avait dit
Qu'un jour il reviendrait pour me la réclamer.

« C'est parfait », dit-il, en respirant son parfum.
Alors, en se penchant, il a parlé doucement :
« Si elle reste dans ce sol, elle va perdre sa splendeur,
Je veux la transplanter dans mon jardin là-haut. »

Avec tendresse, Il la prit et s'envola
Pour la planter là-haut où les fleurs ne se fanent pas ;
Et un jour futur, dans ce jardin de gloire,
Je la retrouverai épanouie et elle sera mienne

de MISSION CHRÉTIENNE (n oublié pas je travaille chez les frères des écoles CHRÉTIENNE)
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merlevenezien

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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptyJeu 26 Avr - 10:02

jolis tous ces poëmes

merci tout le monde.
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merlevenezien

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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptyJeu 26 Avr - 10:03

voulez vous, tous les deux que je mette ça comme référence derrière vos étiquettes ou m'envoyez vous un autre auteur?
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gigi

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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptyJeu 26 Avr - 16:47

Oui tu peux mettre , Paul Fort
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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptyVen 27 Avr - 0:40







merlevenezien a écrit:
PAUL FORT

Jules Jean Paul Fort, né à Reims (Marne) le 1er février 1872 et mort le 20 avril 1960 à Montlhéry (Essonne), est un poète et dramaturge français.

Biographie

Paul Fort donna ses premiers poèmes au Mercure de France en 1896. Ils constitueront le début des Ballades françaises (17 volumes écrits entre 1922 et 1958) dans une suite continue jusqu'à sa mort. Il fonda le Théâtre d’Art, qui deviendra le Théâtre de l'Œuvre, créa en 1905 la revue Vers et prose et contribua à donner au quartier du Montparnasse, à Paris, sa renommée artistique.

Il est l'auteur d'une œuvre poétique abondante mêlée de symbolisme, de simplicité et de lyrisme, utilisant le plus souvent le verset. Paul Fort fréquenta quelques-uns des écrivains et poètes les plus connus de son temps : Paul Verlaine, Stéphane Mallarmé, Pierre Louÿs, André Gide. Quelques-uns de ses poèmes furent mis en musique et chantés par Georges Brassens : Le Petit cheval, La Marine, Comme hier, Si le bon Dieu l'avait voulu.

Il voulut offrir une scène à Maurice Maeterlinck dont il admirait les drames. C'est ainsi qu'en 1887, il créa avec Lugné-Poe le Théâtre d'Art qui révéla les dramaturges nordiques Henrik Ibsen et August Strindberg.

Il fut l'un des principaux membres du jury du Prix Jeunesse.

Bien que né rue Caqué, où son père était agent d’assurances, Paul Fort passa sa prime enfance à l’angle de la place Myron Herrick et de la rue du Clou-dans-le-Fer. Il revint officiellement à Reims, en 1954, inaugurer une exposition qui lui était consacrée à la bibliothèque Carnegie.

Fait commandeur de la Légion d'honneur, il avait été élu « prince des poètes » en 1912.

Il fut présent sur la liste des auteurs frappés d'une interdiction de publier par le CNE à la fin de la guerre.

En 1956, il épousa Germaine Georgette Claire Pouget. Son neveu ou son fils? Robert épousa la fille d’Alfred Vallette (1858-1935), directeur du Mercure de France, et de Marguerite Eymery (1860-1953), femme de lettres connue sous le nom de Rachilde.

Paul Fort repose à Montlhéry dans sa propriété d'Argenlieu. Plusieurs écoles portent son nom dont un Collège dans sa ville natale.

POUR GIGI

LE BONHEUR

Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite. Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va filer.

Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite. Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer.

Dans l’ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite, dans l’ache et le serpolet, cours-y vite. Il va filer.

Sur les cornes du bélier, cours-y vite, cours-y vite, sur les cornes du bélier, cours-y vite. Il va filer.

Sur le flot du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite, sur le flot du sourcelet, cours-y vite. Il va filer.

De pommier en cerisier, cours-y vite, cours-y vite, de pommier en cerisier, cours-y vite. Il va filer.

Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite. Saute par-dessus la haie, cours-y vite ! Il a filé !



Extrait de "Ballades du beau hasard"



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jocelyne13

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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptyVen 27 Avr - 14:26

Sonnet à Marie (Pierre de Ronsard )


Je vous envoie un bouquet que ma main
Vient de trier de ces fleurs épanouies ;
Qui ne les eut à ce vêpre cueillies
Chutes à terre elles fussent demain.

Cela vous soit un exemple certain
Que vos beautés bien qu’elles soient fleuries
En peu de temps cherront toutes flétries
Et comme fleur périront tout demain.

Le temps s’en va, le temps s’en va, ma Dame,
Las ! le temps non, mais nous, nous en allons,
Et tôt seront étendus sous la lame .

Et des amours desquelles nous parlons,
Quand seront morts, n’en sera plus nouvelle ;
Pour ce, aimez-moi cependant qu’êtes belle.

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merlevenezien

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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptyVen 27 Avr - 21:35

très joli comme poëme Jocelyne, je le mettrai sur ton étiquette si tu veux?
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Théolyne

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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptyVen 27 Avr - 21:51

Un régal tout ces poêmes jaime
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Elsa



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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptyVen 27 Avr - 21:58

Je lis tous vos poèmes
beau

bravo Jocelyne pour le choix de Ronsart ! c'est lui aussi qui avait écrit "Mon amie la rose"...

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Elsa



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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptyVen 27 Avr - 21:59

Voici mon poème :

Une île
de Jacques Brel

Une île
Une île au large de l'espoir
Où les hommes n'auraient pas peur
Et douce et calme comme ton miroir
Une île
Claire comme un matin de Pâques
Offrant l'océane langueur
D'une sirène à chaque vague
Viens
Viens mon amour
Là-bas ne seraient point ces fous
Qui nous disent d'être sages
Ou que vingt ans est le bel âge
Voici venu le temps de vivre
Voici venu le temps d'aimer

Une île
Une île au large de l'amour
Posée sur l'autel de la mer
Satin couché sur le velours
Une île
Chaude comme la tendresse
Espérante comme un désert
Qu'un nuage de pluie caresse
Viens
Viens mon amour
Là-bas ne seraient point ces fous
Qui nous cachent les longues plages
Viens mon amour
Fuyons l'orage
Voici venu le temps de vivre
Voici venu le temps d'aimer

Une île
Une île qu'il nous reste à bâtir
Mais qui donc pourrait retenir
Les rêves que l'on rêve à deux
Une île
Voici qu'une île est en partance
Et qui sommeillait en nos yeux
Depuis les portes de l'enfance
Viens
Viens mon amour
Car c'est là-bas que tout commence
Je crois à la dernière chance
Et tu es celle que je veux
Voici venu le temps de vivre
Voici venu le temps d'aimer
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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptyVen 27 Avr - 21:59

Théophile Gautier

Théophile Gautier, né à Tarbes le 30 août 18111 et mort à Neuilly-sur-Seine le 23 octobre 1872, est un poète, romancier et critique d'art français.

Né à Tarbes, Théophile Gautier est cependant parisien dès sa première enfance. Il fait la connaissance du futur Nerval au collège et s'intéresse très jeune à la poésie. En 1829 il rencontre Victor Hugo qu'il reconnaît pour son maître et participe activement au mouvement romantique comme lors de la fameuse bataille d'Hernani, le 25 février 1830. Il évoquera avec humour cette période en 1833 dans Les Jeunes-France.

Il publie en 1831-1832 ses premières poésies qui passent inaperçues mais il se distingue de ses amis romantiques par ses préoccupations formalistes fustigeant les visions moralistes ou utilitaires de la littérature dans la célèbre préface à son roman épistolaire Mademoiselle de Maupin (1835). Il écrit aussi ses premières nouvelles comme La Cafetière (1831), dans une veine fantastique qu'il approfondira dans d'autres œuvres (Le Roman de la momie, 1858).

En 1836, à la demande de Balzac, il donne des nouvelles et des critiques d'art au journal La Chronique de Paris. Il collabore ensuite intensément à d'autres journaux, en particulier La Presse d'Émile de Girardin : certains de ces textes seront regroupés plus tard en volumes (Les Grotesques, Souvenirs littéraires...). Il publie aussi des poèmes (La Comédie de la Mort, 1838) et s'essaie au théâtre (Une larme du diable, 1839). En mai 1845, il accomplit un grand voyage au-delà des Pyrénées dont il rapporte un carnet d'impressions (Voyage en Espagne) et de nouveaux poèmes (España, 1845). D'autres voyages en Algérie, en Italie, en Grèce, en Égypte, nourriront aussi diverses publications.

En 1852, paraît Émaux et Camées, recueil de vers qu'il enrichit jusqu'en 1872 et qui fait de son auteur un chef d'école : Baudelaire dédie Les Fleurs du mal au « poète impeccable » et Théodore de Banville salue le défenseur de « l'art pour l'art », précurseur des Parnassiens à la recherche du beau contre les épanchements lyriques des romantiques et valorisant le travail de la forme (« Sculpte, lime, cisèle » écrit Gautier dans son poème L’Art, dernier pèce de Émaux et Camées, édition de 1872).

Il continue à publier des articles ou des poèmes mais aussi une biographie d'Honoré de Balzac ou des œuvres de fiction comme son roman de cape et d'épée Le Capitaine Fracasse (1863). Il est nommé bibliothécaire de la princesse Mathilde et fréquente les salons littéraires du Second empire mais aussi le milieu de l'art, s’intéressant aux musiciens (il écrit sur Berlioz, Gounod, Wagner... et élabore le livret du ballet Giselle) comme aux peintres (Eugène Delacroix, Édouard Manet, Gustave Doré... ).

Il meurt en 1872 laissant l'image d'un témoin de la vie littéraire et artistique de son temps dont les conceptions artistiques ont compté et dont l'œuvre diverse est toujours reconnue.


source internet

Pour VAROISE

Tandis qu'à leurs œuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort
Il repasse des collerettes
Et cisèle des boutons d'or.

Dans le verger et dans la vigne,
Il s'en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l'amandier.

La nature au lit se repose;
Lui, descend au jardin désert
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.

Tout en composant des solfèges,
Qu'aux merles il siffle à mi-voix,
Il sème aux prés les perce-neiges
Et les violettes aux bois.

Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l'oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d'argent du muguet.

Sous l'herbe, pour que tu la cueilles,
Il met la fraise au teint vermeil
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.

Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d'avril tournant la tête,
Il dit: «Printemps, tu peux venir!»






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merlevenezien

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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptyVen 27 Avr - 22:04

jacques BREL

Jacques Brel, né le 8 avril 1929 à Schaerbeek, une commune de Bruxelles (Belgique), et mort le 9 octobre 1978 à Bobigny (France), est un auteur-compositeur-interprète, acteur et réalisateur belge
Issu d'une famille catholique flamande d'industriels (son père, Romain Brel était francophone de souche flamande et sa mère Lisette Vanneste était bruxelloise), Jacques Romain Georges Brel a été un enfant peu intéressé par l'école, excepté par les cours de français. Avec son frère, Pierre, de 6 ans son aîné, Jacques connaît une éducation austère entre collège catholique et scoutisme. Il écrit à 15 ans de longs poèmes et des nouvelles après avoir dévoré Jules Verne et Jack London1 puis, à 16 ans, il crée une troupe de théâtre avec quelques copains et écrit lui-même des pièces qu'il joue en amateur au sein de la Franche Cordée (mouvement de jeunesse catholique)2. Son père le fait entrer dans la cartonnerie familiale « Vanneste & Brel » où il est affecté de 1947 à 1953 au service commercial, travail pour lequel il n'a aucun goût3. Il songe très sérieusement à une reconversion, soit en tant qu'éleveur de poules, soit en tant que cordonnier, soit comme chanteur. Il choisit cette dernière voie et écrit n'importe où, n'importe quand. Amateur de musique classique (principalement de Maurice Ravel et de Schubert)[réf. nécessaire], il compose ses premières mélodies sur le piano familial et sur sa guitare sans jamais avoir pratiqué la musique auparavant.

Le 1er juin 1950, il épouse Thérèse Michielsen, dite « Miche », secrétaire dans une entreprise d'électricité, qu'il a rencontrée trois ans plus tôt dans la Franche Cordée. Le 6 décembre 1951 naît sa première fille, Chantal (car 1951 correspond à l'année où il commence à chanter).

À partir de 1952, il écrit et compose ses premières chansons qu'il chante dans le cadre familial, et à diverses soirées dans des cabarets bruxellois regroupés dans le quartier de l'« îlot sacré »4. Il fait déjà preuve de cette puissance lyrique (tant dans les textes que dans son interprétation encore trop teintée de scoutisme) qui rebute sa famille. Elle tente de le dissuader de continuer dans cette voie.

pour ELSA

une ile

Une île
Une île au large de l'espoir
Où les hommes n'auraient pas peur
Et douce et calme comme ton miroir
Une île
Claire comme un matin de Pâques
Offrant l'océane langueur
D'une sirène à chaque vague
Viens
Viens mon amour
Là-bas ne seraient point ces fous
Qui nous disent d'être sages
Ou que vingt ans est le bel âge
Voici venu le temps de vivre
Voici venu le temps d'aimer

Une île
Une île au large de l'amour
Posée sur l'autel de la mer
Satin couché sur le velours
Une île
Chaude comme la tendresse
Espérante comme un désert
Qu'un nuage de pluie caresse
Viens
Viens mon amour
Là-bas ne seraient point ces fous
Qui nous cachent les longues plages
Viens mon amour
Fuyons l'orage
Voici venu le temps de vivre
Voici venu le temps d'aimer

Une île
Une île qu'il nous reste à bâtir
Mais qui donc pourrait retenir
Les rêves que l'on rêve à deux
Une île
Voici qu'une île est en partance
Et qui sommeillait en nos yeux
Depuis les portes de l'enfance
Viens
Viens mon amour
Car c'est là-bas que tout commence
Je crois à la dernière chance
Et tu es celle que je veux
Voici venu le temps de vivre
Voici venu le temps d'aimer

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Allegria
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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptyMer 2 Mai - 10:01

Voici le mien



"Le jardinier"
 
 
Il choisit terreau et semences
Il pense déjà "parfums, nuances"
Son alliée, c'est la patience
Et pour cela, il attend
Quelques jours ou quelques semaines
Avant qu'elles éclatent les graines
Il ne ménage pas sa peine
Et toujours, il attend
Enfin, ce sont les pleines brassées
Qui s'offrent au soleil, à l'ondée
Son talent vert est révélé
Son jardin le surprend
Les feuilles jaunissent, rougoient, puis chutent
Contre la nature, peu de lutte
...
La vie reprendra au printemps
Il le sait ... il attend
Isadou
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Elsa



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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptyMer 2 Mai - 10:10

Très joli !
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jocelyne13

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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptyMer 2 Mai - 12:48

trés jolie tout ces poémes jaime
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merlevenezien

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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptyMer 2 Mai - 23:01

Théophile Gautier

Théophile Gautier, né à Tarbes le 30 août 18111 et mort à Neuilly-sur-Seine le 23 octobre 1872, est un poète, romancier et critique d'art français.

Né à Tarbes, Théophile Gautier est cependant parisien dès sa première enfance. Il fait la connaissance du futur Nerval au collège et s'intéresse très jeune à la poésie. En 1829 il rencontre Victor Hugo qu'il reconnaît pour son maître et participe activement au mouvement romantique comme lors de la fameuse bataille d'Hernani, le 25 février 1830. Il évoquera avec humour cette période en 1833 dans Les Jeunes-France.

Il publie en 1831-1832 ses premières poésies qui passent inaperçues mais il se distingue de ses amis romantiques par ses préoccupations formalistes fustigeant les visions moralistes ou utilitaires de la littérature dans la célèbre préface à son roman épistolaire Mademoiselle de Maupin (1835). Il écrit aussi ses premières nouvelles comme La Cafetière (1831), dans une veine fantastique qu'il approfondira dans d'autres œuvres (Le Roman de la momie, 1858).

En 1836, à la demande de Balzac, il donne des nouvelles et des critiques d'art au journal La Chronique de Paris. Il collabore ensuite intensément à d'autres journaux, en particulier La Presse d'Émile de Girardin : certains de ces textes seront regroupés plus tard en volumes (Les Grotesques, Souvenirs littéraires...). Il publie aussi des poèmes (La Comédie de la Mort, 1838) et s'essaie au théâtre (Une larme du diable, 1839). En mai 1845, il accomplit un grand voyage au-delà des Pyrénées dont il rapporte un carnet d'impressions (Voyage en Espagne) et de nouveaux poèmes (España, 1845). D'autres voyages en Algérie, en Italie, en Grèce, en Égypte, nourriront aussi diverses publications.

En 1852, paraît Émaux et Camées, recueil de vers qu'il enrichit jusqu'en 1872 et qui fait de son auteur un chef d'école : Baudelaire dédie Les Fleurs du mal au « poète impeccable » et Théodore de Banville salue le défenseur de « l'art pour l'art », précurseur des Parnassiens à la recherche du beau contre les épanchements lyriques des romantiques et valorisant le travail de la forme (« Sculpte, lime, cisèle » écrit Gautier dans son poème L’Art, dernier pèce de Émaux et Camées, édition de 1872).

Il continue à publier des articles ou des poèmes mais aussi une biographie d'Honoré de Balzac ou des œuvres de fiction comme son roman de cape et d'épée Le Capitaine Fracasse (1863). Il est nommé bibliothécaire de la princesse Mathilde et fréquente les salons littéraires du Second empire mais aussi le milieu de l'art, s’intéressant aux musiciens (il écrit sur Berlioz, Gounod, Wagner... et élabore le livret du ballet Giselle) comme aux peintres (Eugène Delacroix, Édouard Manet, Gustave Doré... ).

Il meurt en 1872 laissant l'image d'un témoin de la vie littéraire et artistique de son temps dont les conceptions artistiques ont compté et dont l'œuvre diverse est toujours reconnue.


source internet

Pour VAROISE

Tandis qu'à leurs œuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort
Il repasse des collerettes
Et cisèle des boutons d'or.

Dans le verger et dans la vigne,
Il s'en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l'amandier.

La nature au lit se repose;
Lui, descend au jardin désert
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.

Tout en composant des solfèges,
Qu'aux merles il siffle à mi-voix,
Il sème aux prés les perce-neiges
Et les violettes aux bois.

Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l'oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d'argent du muguet.

Sous l'herbe, pour que tu la cueilles,
Il met la fraise au teint vermeil
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.

Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d'avril tournant la tête,
Il dit: «Printemps, tu peux venir!»

[img]les poëmes du jardin des poëtes P1090715[/img]
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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptyMer 2 Mai - 23:12

c'est noté sur le listing Allégria. joli poëme

bisou1
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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptySam 5 Mai - 23:23

PAUL FORT

Jules Jean Paul Fort, né à Reims (Marne) le 1er février 1872 et mort le 20 avril 1960 à Montlhéry (Essonne), est un poète et dramaturge français.

Biographie

Paul Fort donna ses premiers poèmes au Mercure de France en 1896. Ils constitueront le début des Ballades françaises (17 volumes écrits entre 1922 et 1958) dans une suite continue jusqu'à sa mort. Il fonda le Théâtre d’Art, qui deviendra le Théâtre de l'Œuvre, créa en 1905 la revue Vers et prose et contribua à donner au quartier du Montparnasse, à Paris, sa renommée artistique.

Il est l'auteur d'une œuvre poétique abondante mêlée de symbolisme, de simplicité et de lyrisme, utilisant le plus souvent le verset. Paul Fort fréquenta quelques-uns des écrivains et poètes les plus connus de son temps : Paul Verlaine, Stéphane Mallarmé, Pierre Louÿs, André Gide. Quelques-uns de ses poèmes furent mis en musique et chantés par Georges Brassens : Le Petit cheval, La Marine, Comme hier, Si le bon Dieu l'avait voulu.

Il voulut offrir une scène à Maurice Maeterlinck dont il admirait les drames. C'est ainsi qu'en 1887, il créa avec Lugné-Poe le Théâtre d'Art qui révéla les dramaturges nordiques Henrik Ibsen et August Strindberg.

Il fut l'un des principaux membres du jury du Prix Jeunesse.

Bien que né rue Caqué, où son père était agent d’assurances, Paul Fort passa sa prime enfance à l’angle de la place Myron Herrick et de la rue du Clou-dans-le-Fer. Il revint officiellement à Reims, en 1954, inaugurer une exposition qui lui était consacrée à la bibliothèque Carnegie.

Fait commandeur de la Légion d'honneur, il avait été élu « prince des poètes » en 1912.

Il fut présent sur la liste des auteurs frappés d'une interdiction de publier par le CNE à la fin de la guerre.

En 1956, il épousa Germaine Georgette Claire Pouget. Son neveu ou son fils? Robert épousa la fille d’Alfred Vallette (1858-1935), directeur du Mercure de France, et de Marguerite Eymery (1860-1953), femme de lettres connue sous le nom de Rachilde.

Paul Fort repose à Montlhéry dans sa propriété d'Argenlieu. Plusieurs écoles portent son nom dont un Collège dans sa ville natale.

POUR GIGI

LE BONHEUR

Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite. Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va filer.

Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite. Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer.

Dans l’ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite, dans l’ache et le serpolet, cours-y vite. Il va filer.

Sur les cornes du bélier, cours-y vite, cours-y vite, sur les cornes du bélier, cours-y vite. Il va filer.

Sur le flot du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite, sur le flot du sourcelet, cours-y vite. Il va filer.

De pommier en cerisier, cours-y vite, cours-y vite, de pommier en cerisier, cours-y vite. Il va filer.

Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite. Saute par-dessus la haie, cours-y vite ! Il a filé !



Extrait de "Ballades du beau hasard"


[img]les poëmes du jardin des poëtes P1090418[/img]
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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptySam 5 Mai - 23:30

Alphonse de Lamartine

Nom de naissance

Alphonse Marie Louis de Prat de Lamartine

Activités

Écrivain
Poète
Historien
Ministre des Affaires étrangères



Naissance

21 octobre 1790
Mâcon, Royaume de France



Décès

28 février 1869 (à 78 ans)
Paris, Empire français

Alphonse Marie Louis de Prat de Lamartine dit Alphonse de Lamartine, né à Mâcon le 21 octobre 1790 et mort à Paris le 28 février 1869, est un poète, romancier, dramaturge et prosateur en même temps qu'un homme politique français, l'orateur d'exception qui proclama et dirigea la Deuxième République1. Il est l'une des plus grandes figures du romantisme en France.

Alphonse de Lamartine naît dans une famille de petite noblesse attachée au roi et à la religion catholique à Mâcon : il passe son enfance en Bourgogne du sud, en particulier à Milly. Après un temps en collège à Lyon, il poursuit son éducation à Belley, où il rencontre Aymond de Virieu, avec lequel il fit plus tard un voyage en Italie, celui que Lamartine évoqua dans le sensible roman de Graziella. De retour à Mâcon, son aventure sentimentale avec une jeune adolescente incite ses parents à le divertir d'une liaison précoce. « Une diversion naturelle [lui] était nécessaire »2 : ce fut un voyage en Italie. Après son voyage en Italie et une éphémère fonction militaire auprès de Louis XVIII, il revient en Bourgogne où il mène une vie de jeune homme oisif et séducteur.

En octobre 1816, il rencontre Julie Charles à Aix-les-Bains et vit avec elle un amour tragique puisque Julie meurt en décembre 1817. Il écrit alors les poèmes des Méditations dont le recueil est publié en 1820 et obtient un grand succès3. Alphonse épouse Marianne-Elisa Birch, une jeune Anglaise, en 1820, et occupe des fonctions de secrétaire d'ambassade en Italie avant de démissionner en 1830. Il publie alors d'autres poèmes comme, en 1823, les Nouvelles Méditations poétiques et La Mort de Socrate, ou, en juin 1830, les Harmonies poétiques et religieuses après avoir été élu à l’Académie française en 18294.

En 1830, il entre en politique et se rallie à la Monarchie de juillet mais échoue à la députation. Il voyage alors en Orient visite la Grèce, le Liban et les lieux saints du christianisme. En 1833, il est élu député et le restera jusqu'en 1851 : il évolue du royalisme au républicanisme et prononce des discours remarqués. Il joue un rôle important au moment de la Révolution de 1848, proclamant la République ; il est pendant trois mois chef du gouvernement provisoire, mais se retire de la politique après sa lourde défaite lors de l'élection présidentielle ( il n'obtient que 0,26 % des suffrages) qui porte au pouvoir Louis Napoléon Bonaparte en décembre 1848. Lourdement endetté, il doit vendre Milly en 1860 et écrire des œuvres alimentaires comme de nombreuses compilations historiques (peu solides aux yeux des historiens d'aujourd'hui) ou son Cours familier de littérature (1856-1869) à côté de textes plus réussis mais mineurs comme Le Tailleur de pierre de Saint-Point (1851). Son dernier grand poème La Vigne et la Maison est écrit en 1857. Alphonse de Lamartine meurt en 1869 presque octogénaire et repose dans le caveau familial au cimetière communal, le long du mur du parc du château de Saint-Point qu'il a habité et transformé depuis 1820.

Le lyrisme associé à une expression harmonieuse fait la qualité des meilleurs poèmes de Lamartine, la partie la plus marquante de son œuvre étant constituée par les poèmes pleins de sensibilité inspirés par Julie Charles, avec les thèmes romantiques de la nature, de la mort, de l'amour (Le Lac, L'Isolement, L'Automne...)5 mais l'œuvre - immense : 127 volumes - est en grande partie vieillie avec une forme poétique conventionnelle et de nombreux textes de faible valeur (poèmes religieux et poèmes de circonstances par exemple)6. Admiré et salué par toute la génération, romantique (Victor Hugo, Nodier, Sainte-Beuve), Lamartine est jugé plus sévèrement par les générations suivantes : Flaubert parle de « lyrisme poitrinaire »7 et Rimbaud écrit : « Lamartine est quelquefois voyant, mais étranglé par la forme vieille » (Lettre du voyant).

Biographie

Château de Milly. Depuis Milly, Lamartine enfant dévalait les pentes du Monsard pour rejoindre Bussières et les leçons de l’abbé Dumont
Il naît à Mâcon le 21 octobre 1790. Son père, Pierre de Lamartine (21 septembre 1752-Mâcon, 1840) est seigneur, chevalier de Pratz et, capitaine au régiment Dauphin-cavalerie, et sa mère Alix des Roys, « fille de l'intendant général de M. le duc d'Orléans8 ». Les dix premières années, passées à la campagne à Milly, sont influencées par la nature, ses sœurs, sa mère, et surtout par l'abbé Dumont9, curé de Bussières, qui lui insuffle une grande ferveur religieuse, renforcée par les années qu'il passe au collège de Belley, pendant lesquelles il lit Chateaubriand, Virgile et Horace.

De retour à Milly, il commence à écrire de la poésie sous l'inspiration de l'Ossian de Baour-Lormian. Puis, après une aventure sentimentale qui inquiète ses parents, il entame un voyage en Italie (1811-1812) pendant lequel il rencontre une jeune Napolitaine qui sera le modèle de sa Graziella. Il s'essaye à la tragédie (Médée) et écrit ses premières élégies.

En 1814, il est quelque temps garde du corps de Louis XVIII une fois ce dernier intronisé : il se réfugie en Suisse au moment des Cent-Jours et finalement démissionne en 181510. Il revient à Milly, et mène une vie de gentleman campagnard. Seul garçon de sa famille, il doit recevoir en héritage les domaines de ses parents. Sans y être obligé, il s'engage à indemniser ses sœurs par des rentes.

En 1816, victime de langueurs, il part à Aix-les-Bains en Savoie. Le poète y rencontre Julie Charles, née Bouchaud des Hérettes, une femme mariée, épouse du physicien et aéronaute Jacques Charles, de six ans son aînée, atteinte de « phtisie », comme on appelait à l'époque la tuberculose galopante11. L'idylle durera jusqu'à la mort de Julie en décembre 1817, à l'âge de 33 ans : le poète est profondément marqué par cette perte qui lui inspire, en partie, le recueil Méditations poétiques (1820.) Ce dernier le propulse socialement : il peut épouser Mary-Ann Birch et devient attaché d'ambassade à Naples. Le couple12 voyage en Italie, en Angleterre, à Paris. En même temps, le poète publie les Nouvelles Méditations poétiques, La Mort de Socrate, Le Dernier Chant du pèlerinage d'Harold.

En 1822, sa fille Julia naît. En 1824, il perd sa sœur Césarine de Vignet au mois de février, puis son autre sœur Suzanne de Montherot13 en août, à la suite de quoi il échoue à l'Académie française, à laquelle il sera finalement élu en 182914.

En 1825, il est nommé secrétaire d'ambassade à Florence, mais se voit refuser le poste de ministre de France : qu'importe, il demande un congé, revient en province, et publie Les Harmonies poétiques et religieuses.

Lamartine se rallie à la monarchie de Juillet mais est candidat malheureux à la députation (il échoue dans trois départements, à Bergues, à Toulon et à Mâcon. Il écrit Sur la politique rationnelle, commence Jocelyn et fait un voyage en Orient dès 1832 : il visite la Grèce, le Liban, va jusqu'au Saint-Sépulcre pour raffermir ses convictions religieuses, qui sont cependant bien vite ébranlées par la mort de sa fille, qui lui inspire par la suite Gethsémani.

Maison où logea Lamartine lors de son séjour à Plovdiv, en Bulgarie sous domination ottomane.
En 1833, il est élu député et ne cessera de l'être jusqu'en 1851. En 1838, avec Honoré de Balzac et Paul Gavarni, il va à Bourg-en-Bresse pour témoigner en faveur d'un ancien actionnaire du journal Le Voleur, Sébastien-Benoît Peytel, accusé d'assassinat. Sa démarche est infructueuse puisque l'accusé est guillotiné à Bourg-en-Bresse le 28 octobre 183915.

Suite à ses voyages en Orient, il deviendra avec Victor Hugo l'un des plus importants défenseurs de la cause du peuple serbe, dans sa lutte contre l'Empire Ottoman16. En juillet 1833, lors de sa visite de Nis (en Serbie), Lamartine, devant la tour des crânes, s'écria : « Qu'ils laissent subsister ce monument ! Il apprendra à leurs enfants ce que vaut l'indépendance d'un peuple, en leur montrant à quel prix leurs pères l'ont payée17. »

Suite à de graves soucis d'argent, Lamartine envisage d'abandonner la politique et commence à rédiger l'Histoire des Girondins. Il remplit toutefois sa tâche de député consciencieusement et se déplace lentement vers la gauche au fil des années, allant jusqu'à devenir la tête de file des révolutionnaires de 1848. Son Voyage en Orient, son Histoire des Girondins, qui lui redonne une certaine popularité, ainsi que ses discours à la Chambre manifestent une certaine inflexion dans sa pensée politique.

La Révolution de 1848

Félix Philippoteaux, Épisode de la Révolution de 1848 : Lamartine repoussant le drapeau rouge à l’Hôtel de Ville, le 25 février 1848, v. 1848. Huile sur toile, 63 × 27,5 cm. Musée Carnavalet, Paris.
En 1848, à l'occasion de la chute de Louis-Philippe et de la proclamation de la Seconde République, Lamartine fait partie de la Commission du gouvernement provisoire. Il est ainsi Ministre des Affaires étrangères de février à mai 1848.

Partisan d'une révolution politique, il est plus proche des libéraux que des partisans d'une réforme politique et sociale (Louis Blanc, Albert, etc.). Le 25 février 1848, il s'oppose ainsi à l'adoption du drapeau rouge. De concert avec François Arago, il mène une politique modérée. C'est lui qui signe le décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848. Le 10 mai 1848, le gouvernement provisoire est remplacé par une commission exécutive, dont ont été exclus les plus à gauche (Louis Blanc, etc.). Lamartine siège alors avec Arago (également président de la Commission), Garnier-Pagès, Ledru-Rollin et Saint-Georges.

Après la fermeture des Ateliers nationaux, décidée par la Commission exécutive, et les Journées de Juin, réprimées dans le sang par le général Cavaignac, la Commission démissionne. Le 28 juin 1848, Cavaignac devient président du Conseil des ministres par intérim.

En décembre, Lamartine obtient des résultats insignifiants à l'élection présidentielle (0,26%), qui porte au pouvoir Louis Napoléon Bonaparte. En avril-juin 1850, lors des débats parlementaires sur la loi de déportation politique, Lamartine s'oppose au choix des îles Marquises, bien qu'il ne fût pas opposé au principe même de la déportation18.

Sous le Second Empire

La fin de la vie de Lamartine est marquée par des problèmes d'argent, dus à sa générosité et à son goût pour les vastes domaines. Il revient un temps aux souvenirs de jeunesse avec Graziella, Raphaël, mais doit très vite faire de l'alimentaire. La qualité de ses œuvres s'en ressent rapidement, et désormais les productions à la mesure du poète, telles que La Vigne et la Maison (1857), seront rares. À la fin des années 1860, quasiment ruiné, il vend sa propriété à Milly et accepte l'aide d'un régime qu'il réprouve. C'est à Paris qu'il meurt en 1869, deux ans après une attaque l'ayant réduit à la paralysie.

L'inspiration politique et sociale

Dès 1830, la pensée politique et sociale de Lamartine va devenir un aspect essentiel de son œuvre. Légitimiste en 1820, il évolue peu à peu vers la gauche, mais voit un danger dans la disparition de la propriété : cette position ambiguë est intenable. En 1831, il est attaqué dans la revue Némésis : on lui reproche d'avilir sa muse en la faisant la servante de ses idées politiques. Lamartine réplique19, et dès cette période, son œuvre est de plus en plus marquée par ses idées. Lamartine croit au progrès : l'histoire est en marche et les révolutions sont un moyen divin pour atteindre un objectif. La démocratie est la traduction politique de l'idéal évangélique. Jocelyn, La Chute d'un ange, témoignent des préoccupations sociales de leur auteur, qui œuvre aussi pour la paix.

La pensée religieuse de Lamartine

Jocelyn, La Chute d'un ange, le Voyage en Orient révèlent la pensée religieuse de Lamartine. Son déisme est assez vague, mais le poète veut expurger la religion de la croyance aux miracles, de celle de l'enfer, etc. Cependant, certaines de ses œuvres seront mises à l'index. Sa foi en la Providence est contingente des vicissitudes de sa vie, mais, cependant, le désir de servir Dieu est à chaque fois plus fort. La présence de figures romanesques et religieuses, telles l'Abbé Dumont, traversant son œuvre, participe de cette vision évangélique.

Regards sur l’œuvre

Maître du lyrisme romantique et chantre de l'amour, de la nature et de la mort, Alphonse de Lamartine marque une étape importante dans l'histoire de la poésie française avec sa musique propre. En effet « La révolution française de la poésie peut être datée des Méditations poétiques de Lamartine : cette mince plaquette […] eut un effet à la fois détonant et fondateur dans la redéfinition lente de la poésie à laquelle procède le XIXe siècle »20. Lamartine, admiré par Hugo, Nodier ou Sainte-Beuve, disait de la poésie qu'elle était « de la raison chantée »21 et retrouva les accords d'un langage enthousiaste, c'est-à-dire d'une possible communion avec Dieu. La poésie est chant de l'âme. Si ses élégies restent dans la lignée de celles de Chénier, Bertin ou Parny, ses méditations et ses poèmes métaphysiques (notamment « La Mort de Socrate » et « Le Désert ») sont le résultat d'une expérience nouvelle, qui ont pu faire dire à Rimbaud que « Lamartine est quelquefois voyant, mais étranglé par la forme vieille. »(Lettre du voyant.)

L'œuvre — immense : 127 volumes — propose parfois des textes de faible valeur (poèmes de circonstances par exemple ou de nombreux textes du Cours familier de littérature)6, mais on y reconnait le plus souvent l'expression d'un artiste, pour qui la poésie est « l'incarnation de ce que l'homme a de plus intime dans le cœur et de plus divin dans la pensée22. » Certains de ses contemporains furent sévères avec lui, (Flaubert parle ainsi de « lyrisme poitrinaire »7), mais il restera comme le grand restaurateur de l'inspiration lyrique. La beauté de cette poésie suppose donc la profonde sympathie de son intime lecteur : « La phrase fait secrètement entendre ce qu'elle fait discrètement voir et ressentir. Quiconque la murmure se substitue à celui qui l'inventa et se met à confondre les automnes de son âme avec ceux de la nature car ils sont signes de la déploration qu'il y a en Dieu. / Telle aura été la visitation de Lamartine »23.

Son Voyage en Orient est avec celui de Nerval, après l'Itinéraire de Paris à Jérusalem de Chateaubriand, l'un des chefs-d’œuvre du récit de voyage. Son titre complet, Souvenirs, impressions, pensées et paysages pendant un voyage en Orient (1832-1833), ou Notes d'un voyageur, souligne assez bien l'ambition littéraire de Lamartine, poète d'une nature illimitée dont la vision voluptueuse ouvre un espace immense à la rêverie, à une profonde méditation. « La poésie se rêve en effet le plus souvent chez Lamartine comme une coulée douce, d'ordre presque érotique, chargée tout à la fois de délivrer le moi et d'occuper en face de lui, disons presque de séduire, l'espace d'un paysage24. »

Pour Papypassion

Le Lac

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.

" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

Alphonse de Lamartine - Les Méditations poétiques

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MessageSujet: Re: les poëmes du jardin des poëtes   les poëmes du jardin des poëtes EmptySam 5 Mai - 23:34

MISSION CHRETIENNE

A l'origine de toute action, mouvement ou association, nous trouvons souvent un homme, une personnalité. C'est également le cas lorsqu'il s'agit de mouvements de renouveau chrétien.

Chronologiquement, citons par exemple deux cas particulièrement évidents et bien connus de tous: un apôtre Paul, qui répand la Parole de Dieu parmi les non-juifs, puis la réforme de l'église, amorcée par un prêtre nommé Martin Luther

De mouvements chrétiens de renouveau, plus modestes certes, eurent lieu successivement à diverses époques, ayant bien souvent un homme à leur origine. En effet, Dieu désire que des hommes se lèvent pour le servir, et souvent cette vocation se trouve à la base de vastes mouvements de réveil.

Ce fut ainsi le cas pour Mission Chrétienne.

Il s'agit en l'occurrence d'un mouvement interdénominationnel dont on peut situer le point de départ vers 1963.

A cette époque, en Italie du sud, un jeune homme de 17 ans, Vincenzo Salvato, se convertit au Seigneur Jésus.

L'église locale lui reconnut un ministère d'évangéliste, le consacra à ce ministère et lui confia le travail d'évangélisation dans les rues. Plus tard, Vincent poursuivit des études à l'Institut Biblique Évangélique de Rome (I.B.E.).

En 1968, il épousa une Suissesse, puis se rendit en 1969 en Suisse, où il se consacra notamment à l'évangélisation dans les milieux d'émigrés italiens.

Après sa consécration au pastorat à Florence, en juin 1976, Vincent reçoit du Seigneur une vision nette et précise du travail qu'il aura désormais à accomplir pour le service du Maître. Le 8 janvier 1977, sur la base de cette vision, naît MISSION CHRÉTIENNE.

Édouard Huguelet

pour MAURICETTE

Un jour le grand jardinier me confia
Une plante d'une qualité très rare et très belle.
Je reviendrai la chercher, dit-il en souriant,
Soigne-la bien en la gardant pour moi.

J'en ai pris soin et la plante a grandi,
Elle a donné une fleur aux couleurs ravissantes,
Belle et fraîche, comme l'aurore au printemps.
Mon âme était radieuse, mon bonheur sans égal.

De toutes mes fleurs, elle était la plus glorieuse,
Son parfum, son aspect étaient merveilleux ;
J'aurai voulu la garder tant mon cœur s'y était attaché.
Pourtant, je savais qu'il reviendrait la chercher.

Et voici, il est venu un jour me la demander,
La jolie plante qu'il m'avait prêtée....
Je tremblais ! Mais c'est vrai qu'il m'avait dit
Qu'un jour il reviendrait pour me la réclamer.

« C'est parfait », dit-il, en respirant son parfum.
Alors, en se penchant, il a parlé doucement :
« Si elle reste dans ce sol, elle va perdre sa splendeur,
Je veux la transplanter dans mon jardin là-haut. »

Avec tendresse, Il la prit et s'envola
Pour la planter là-haut où les fleurs ne se fanent pas ;
Et un jour futur, dans ce jardin de gloire,
Je la retrouverai épanouie et elle sera mienne

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